BRESIL-CROATIE(1-0)

BRESIL-CROATIE(1-0)
LE BRESIL A RUDE EPREUVE!!!
13/06/2006

Les joueurs auriverde débutent la compétition par une victoire, 1-0, face à une équipe croate qui n'a pas déjoué et qui a montré des qualités certaines. Il faudra compter avec les hommes de Zlatko Kranjcar dans cette compétition. Certes, les Brésiliens, emmenés par Ronaldinho et Kakà, ont pris les trois points, mais la maestria brésilienne a eu du mal face à des joueurs croates remplis de panache. Emerson et Kakà, les deux Milanais, ont réalisé un match plein et porté les leurs vers la victoire. Il faudra sans doute un peu plus d'audace et d'impact physique aux joueurs de la Seleçao pour aller au bout. Le film du match
Il est
vrai que le Brésil n'avait que deux matches de préparation dans les jambes et que la Croatie avait sans doute à c½ur de s'arracher face au quintuple champion du monde. Mais tout de même, il manque encore un peu de rigueur défensive et de liant entre les lignes aux joueurs de la Seleçao pour apparaître comme l'épouvantail de la compétition. Toutefois, à l'instar du Portugal, de l'Angleterre, des Pays-Bas, autres favoris de la compétition et vainqueurs 1-0, le Brésil a rempli sa mission, remporter son premier match de la compétition.
U
ne merveille signée Ka
L
a premièreritable occasion de la rencontre venait au terme du premier quart d'heure. Roberto Carlos recevait le cuir aux trente mètres, plein axe, et décochait une frappe du gauche dont il a le secret. Le portier croate s'employait pour détourner la lourde frappe en corner (15e). Le latéral gauche brésilien était imité quelques instants plus tard par le Ballon d'Or 2005. Ronaldinho, à l'entrée de la surface côté gauche de l'attaque brésilienne plaçait une frappe croisée tendue à ras de terre que déviait une nouvelle fois Pletikosa en corner (15e). C'était le moment que choisissait la Seleçao pour accélérer. Roberto Carlos, une nouvelle fois, recevait un corner frappé côté droit par le meneur de jeu des Blaugrana qui trouvait le Madrilène pour une reprise de volée extérieur pied gauche qui passait au-dessus de la transversale croate (16e).
Les
Croates retrouvaient des couleurs peu après, à la faveur de quelques passes ratées de Ronaldinho qui avait du mal à régler la mire. Une frappe de Kranjcar passait assez loin du montant de Dida (24e) puis Klasnic offrait un corner aux siens (27e). Les hommes au maillot à damiers étaient même tout près d'ouvrir le score sur un coup franc excentré côté gauche. Tudor et Niko Kovac étaient à un cheveu et un crampon de reprendre victorieusement le centre rentrant (39e). L'orgueil piqué, les Auriverde retrouvaient de l'allant. La capitaine brésilien Cafu recevait le ballon côté droit de la surface croate et plaçait une frappe tendue que captait Pletikosa (40e). Les "magiciens" brésiliens trouvaient la faille juste avant la pause. Emerson, ratisseur de ballons dans l'entrejeu, écartait vers Cafu le long de la ligne de touche côté droit. Le capitaine de la Seleçao alertait Kakà au milieu de terrain, plein axe, qui contrôlait et enroulait une frappe pied gauche à 25 mètres qui ne laissait aucune chance au portier croate (44e). Le Brésil rejoignait les vestiaires sur cet avantage minimal.
Du spectac
le des deux côtés
Mais le
légendaire orgueil des hommes des Balkans reprenait le dessus dès la reprise. L'ancien Monégasque Dado Prso réalisait un festival pour effacer la charnière centrale brésilienne, Lucio et Juan, pénétrait dans la surface et décochait une frappe qui trouvait Dida sur sa trajectoire (50e). Klasnic imitait son partenaire de l'attaque trois minutes plus tard et plaçait un missile, une nouvelle fois détourné avec aisance par Dida (53e). Le match s'équilibrait alors même si Ronaldo, bien servi par Kakà, plaçait un tir qui rasait la transversale du gardien de la Croatie (56e). Ronaldinho à son tour était bien servi par Cafu depuis le côté droit. Mais Pletikosa s'envolait sur cette tête à bout portant pour repousser le danger, imminent (62e). Du rythme, des espaces, un jeu ouvert et des occasions qui pleuvaient sur la pelouse de l'Olympiastadion de Berlin. Voilà ce que proposaient les 22 acteurs aux spectateurs.
Ba
bic pour les Croates échouait à son tour, à l'instar de ses partenaires, sur un excellent Dida (71e). Puis l'action se déportait dans l'autre moitié où le stratège milanais, Kakà, plaçait une frappe croisée, cette fois pied droit, qui frôlait le montant gauche de Pletikosa, auteur comme son homologue brésilien d'un gros match (73e). Puis Adriano, moins d'une minute plus tard, ne pouvait cadrer une frappe écrasée de Robinho, entré à la place de Ronaldo (74e). La dernière occasion était pour les Croates. Niko Kranjcar, bien servi par Prso, auteur d'un excellent match, ne pouvait cadrer sa reprise de la tête, seul au point de penalty (89e).
L
e Brésil a préservé l'essentiel, la victoire et les trois points, et rejoint ainsi l'Australie en tête du groupe F, deuxième à la faveur d'une moins bonne différence de buts. Au vu de la rencontre, la Croatie a les armes pour accrocher la deuxième place du groupe qui l'enverrait en huitièmes de finale.

# Posté le mercredi 14 juin 2006 06:23

ESPAGNE-UKRAINE(4-0)

ESPAGNE-UKRAINE(4-0)
L'ESPAGNE MET LE FEU!!!
14/06/2006

L'Espagne débute par une victoire impressionnante. Mercredi, à Leipzig, la Seleccion a estoqué l'Ukraine, s'imposant facilement par quatre buts à zéro. Les protégés de Luis Aragones ont fait la différence dès le début du match, par Xabi Alonso (13e) puis David Villa (17e). Le buteur du FC Valence s'est offert un doublé après le repos (48e, sur penalty) avant un chef d'½uvre de Fernando Torres en fin de match (81e). L'Ukraine, dépassée, a fini la rencontre à dix. A 18h, la Tunisie affrontera l'Arabie Saoudite pour le deuxième match du groupe H. Le film du match
Une d
émonstration
81e m
inute. Carles Puyol réalise une roulette sur un milieu de terrain ukrainien et s'enfonce dans la défense adverse. Il sert Fernando Torres qui glisse le ballon à Raul. L'attaquant madrilène dépose le ballon sur la tête du défenseur catalan qui remise pour El Nino. Le phénomène de l'Atletico Madrid reprend le ballon de volée pour le quatrième but espagnol. Fin de la leçon offensive d'une équipe portée vers l'avant, dynamique et enthousiaste qui a récité un football complet. Il faudra attendre les prochains matches pour juger du réel niveau des deux opposants. Mais si l'Ukraine
a semblé bien naïve sur le plan défensif, l'Espagne a réussi pleinement son opération séduction. Des nations européenns engagées, elle a été la plus convaincante de ce premier tour, avec la République Tchèque et l'Italie.
L
e trident du milieu de terrain
Luis
Aragones a mis en place un système de jeu en 4-3-3 particulièrement efficace. Ce plan de jeu, copie conforme de celui utilisé par le FC Barcelone de Frank Rijkaard, nécessite des milieux de terrain très actifs, capables de vite se propulser vers l'avant. Le trio Xavi-Senna-Xabi Alonso a pesé sur l'ensemble de la rencontre, servant à loisir les trois attaquants alignés. Dès les premières minutes, l'Ukraine a été asphyxiée par le rythme imposé des Espagnols. Curieusement, malgré une large domination dans le jeu, les trois premiers buts des Ibériques ont été inscrits sur coup de pied arrêté. Un corner de Xavi permettait d'abord à Xabi Alonso d'ouvrir la marque dès la 13e minute de jeu (1-0, 13e). Quatre minutes plus tard, David Villa doublait la mise sur un coup franc contré (2-0, 17e). Juste après le repos, le buteur du FC Valence inscrivait un penalty en guise de KO. Le défenseur Vladyslav Vaschuk était même exclu sur l'occasion (3-0, 47e).
L'Ukr
aine sans guide
La
démonstration espagnole a été facilitée par l'étonnante résignation de la formation dirigée par Oleg Blockhine. Très dépendante par le rendement de son attaquant vedette Andreï Shevchenko, elle ne paraissait pas en mesure de répondre moralement et physiquement au défi espagnol. Le futur buteur de Chelsea, handicapé par une blessure au genou, n'a été que l'ombre de lui-même, mangé physiquement par Carles Puyol. L'Ukraine peut néanmoins encore se qualifier pour les huitièmes de finale en cas de victoires sur la Tunisie et l'Arabie Saoudite. Elle devra pour cela reconstruire une défense imperméable qui a pris l'eau de toute part face à la tempête espagnole.

# Posté le mercredi 14 juin 2006 16:20

TUNISIE-AFRIQUE DU SUD (2-2)

TUNISIE-AFRIQUE DU SUD (2-2)
LA TUNISIE IMPRESSIONNE EN QUELQUES SORTE!!!
14/06/2006

La Tunisie a arraché l'égalisation dans les arrêts de jeu (2-2) face à une bonne équipe saoudienne. Après une première mi-temps bien terne où les hommes de Roger Lemerre ont finalement ouvert le score par l'intermédiaire de Jaziri d'une superbe reprise de volée, la rencontre s'est animée. Al Kathani avait tout d'abord mis les deux équipes à égali sur une ts belle action de jeu (57e), avant qu'Al-Jaber (84e) ne donne l'avantage aux siens sur un contre très bien mené. Alors que tout semblait perdu, le défenseur de Bolton Jaidi est venu arracher le match nul dans les arrêts de jeu grâce à un centre parfait de Jaziri (93e). Un résultat qui n'arrange personne dans la lutte pour la deuxième place derrière l'Espagne. Le film du match
La
Tunisie Prend l'avantage
Au
cours d'une premièreriode bien terne, la Tunisie avait finalement ouvert le score par l'intermédiaire de Jaziri. L'attaquant troyen bénéficiait d'une mauvaise relance de la défense saoudienne suite à un corner, pour placer une superbe reprise de volée en pleine lucarne de Zaid, le portier saoudien (25e). Puis plus rien à se mettre sous la dent ou presque. Les hommes de Paqueta commençait peu à peu à se mettre timidement dans le rythme mais ni le coup-franc de Tukar (36e) capté facilement par Boumnijel, ni la frappe lointaine d'Al-Temyat (44e) ne permettaient d'inverser la vapeur avant la pause.
L
e réveil saoudien
A la reprise, les Saoudiens changaient complètement d'état d'esprit et se créaient une superbe occasion sur un cafouillage de la défense tunisienne. Mais Noor devisait sa frappe à seulement trois mètres des cages du portier des Aigles de Cathage (46e). Finalement, les hommes de Paqueta allaient trouver la faille suite à une très belle action : Noor débordait sur le côté droit et adressait un centre devant le but pour Al-Kathani qui devançait Haggui (54e). Les Saoudiens jouaient de mieux en mieux, menant quelques actions de grande classe. C'est justement sur l'une d'entre elle qu'ils allaient prendre l'avantage. Un contre très bien mené mettait de nouveau en évidence les carences défensives tunisiennes et plus particulièrement de Haggui. Sur une passe de Maath, le vétérant Al-Jaber, déjà présent au Mondial 94, ajustait Boumnijel du pied droit (84e). Les deux nouveaux entrants faisaient la différence.
Egalisation dans les arrêts de jeu
A
lors qu'on se dirigeait tout droit vers une terrible déception pour les hommes de Roger Lemerre, Jaziri héritait du ballon sur le côté droit dans les arrêts de jeu. Il parvenait à se retourner et adressait un centre parfait pour Jaidi monté de sa défense pour apporter le surnombre qui marquait de la tête (93e). Les Aigles de Carthage pouvaient exulter. Mais ce résultat nul entre les deux formations réputés les plus faibles du groupe n'arrangent personnes. Leurs deux prochaines rencontres les mettront en effet aux prises à des équipes européennes bien supérieures : l'Ukraine et l'Espagne. Une chose est sûr : pour réaliser un exploit, l'Arabie Saoudite et la Tunisie devront resserrer les boulons en défense.

# Posté le mercredi 14 juin 2006 16:31

ALLEMAGNE-POLOGNE(1-0)

L'ALLEMAGNE MET UN PIED EN 8eme DE FINALE!!!
15/06/2006

Oliver Neuville, héros de la dernière seconde. Entré en cours de jeu alors que son équipe butait inlassablement sur la Pologne et son gardien héroïque Artur Boruc, l'attaquant de 33 ans a permis à l'Allemagne, qui remporte son second match (1-0), de prendre une sérieuse option pour le 2e tour. Une victoire finalement méritée aux vues des multiples occasions de Klose ou Podolski. Un sort trop cruel pour la Pologne, qui est quasiment éliminée. Le film du match
Neuville libère tout un peuple
Ce fut long, même très long à se dessiner. Face à des Polonais transfigurés après leur défaite contre l'Equateur lors de la journée d'ouverture de la Coupe du Monde (2-0), il a fallu une ultime offensive germanique pour voir les hommes de Jurgen Klinsmann lever les bras au ciel. Pourtant, Artur Boruk, de loin le joueur du match, a longtemps repoussé les assauts allemands, essentiellement gâchés par Klose et Podolski. A la dernière minute du temps réglementaire, les 60 000 spectateurs du Westfalenstadion de Dortmund pensaient même que ce n'était pas le jour de l'Allemagne, Klose puis Ballack, sur la même action, trouvant incroyablement la barre transversale.
Le coaching du sélectionneur allemand fut déterminant. Au fil du match, les Slaves, affaiblis physiquement et numériquement – Sobolewski rentrait aux vestiaires un quart d'heure avant tout le monde -, ont laissé les Allemands arracher une victoire précieuse à la dernière seconde, grâce à deux remplaçants. David Odonkor centrait vers Oliver Neuville qui s'arrachait pour pousser le cuir au fond des filets de Boruc, cette fois-ci impuissant. Si l'Equateur ne perd pas face au Costa Rica, jeudi, les Allemands seront qualifiés tandis que les Polonais rentreront au pays.
Le duo "polonais" Klose-Podolski trop gentil
Malgré le retour de leur capitaine, meneur de jeu et leader charismatique, Michael Ballack, les Allemands ont eu grand mal à inquiéter leurs voisins Polonais. La formation de Pawel Janas, exerçait dés l'entame du match un pressing haut et agressif, qui proscrivait toutes tentatives de frappes de loin. Certes, il n'y eut pas autant de tirs de 30-35 mètres de la part des hommes au maillot frappé de l'Aigle allemand, mais quelques jolis mouvements leur permettaient d'inquiéter la défense adverse.
Les attaquants germaniques pêchaient dans la finition. Miroslav Klose (11e) et Lukas Podolski (45e), tous deux nés en Pologne, obligeaient Artur Boruc, le gardien slave, à la parade. Bastian Schweinsteiger profitat d'une bonne remise de Klose pour envoyer le cuir dans les tribunes (41e). Klose, double buteur face aux Costariciens, échouait même à deux reprises dans son exercice favori en rabattant de la tête un centre de Lahm – encore très bon - puis de Schweinsteiger (21e et 53e).
La Pologne aura résisté, même à 10...
Côté Polonais, il y avait du répondant. Face au pays limitrophe, l'honneur était ainsi en jeu, plus qu'une probable élimination en cas de défaite après la contre-performance face à l'Equateur. Dans une rencontre ouverte, où le léger manque de percussion offensif était perceptible, les Polonais se permettaient quelques sorties judicieuses. A ce petit jeu, Ireneusz Jelen, sorte d'électron libre, était le plus dangereux. Deux tentatives (28e et 58e) du joueur de Wisla Plock forçait Jens Lehmann à rester vigilant.
La rentrée à l'heure de jeu du véloce David Odonkor avait le mérite de métamorphoser la rencontre. Face à des Polonais fatigués, les Allemands accéléraient. Klose, d'une frappe énorme, trouvait encore sur son chemin les gants de Boruc (66e), puis Mertesacker de la tête sur un corner, voyait le cadre se dérober (67e). Les hommes de Pawel Janas tenaient bon et auraient pu porter un coup fatal, Smolarek n'étant stoppé que par un tacle in extremis de Mertesacker (74e). La révolte ne dura que très peu de temps. Le temps de voir Sobolewski écoper d'une second avertissement futile (75e). L'expulsion fut fatale à des Polonais dépassés, ne pouvant pas éternellement se reposer sur Boruc et ses montants.

# Posté le jeudi 15 juin 2006 06:48

REP TCHEQUE- GHANA (2-0)

REP TCHEQUE- GHANA (2-0)
Au terme d'un match somptueux, le Ghana a créé une énorme surprise en venant à bout de la République Tchèque (2-0). Les coéquipiers de Michael Essien ont largement dominé cette rencontre face à des Tchèques dépassés, tant physiquement que collectivement. A peine le coup d'envoi donné, Gyan adressait une frappe croisée hors de portée de Cech (2e ,1-0). En deuxième période, les Ghanéens doublaient même la mise grâce à Muntari (82e, 2-0), alors que les coéquipiers de Nedved jouaient à dix. Le score aurait pu être plus large mais Cech a réalisé une partie exceptionnelle. "Les Black Stars" se relancent dans la course à la qualification tandis que la République Tchèque devra réaliser un gros coup contre l'Italie.Le film du match.
Remarquables Ghanéens
Sur le même sujet:
Classement groupe E
La première période est copieusement dominée par les Ghanéens. Très impressionnants tactiquement et jouant un jeu bien léché, les coéquipiers de John Mensah ont causé les pires difficultés aux Tchèques. A peine le coup d'envoi donné, Sammy Appiah lançait dans le trou, à la limite du hors-jeu, Gyan qui contrôlait puis adressait une frappe croisée hors de portée de Cech. Les « Blacks stars » continuaient sur leur lancée mais ni Appiah, ni
Muntari ne cadraient leur frappe (11e, 27e). Les coéquipiers de Rosicky avaient du mal à réagir et la frappe de Poborsky (29e), de peu à côté des buts de Kingston, était quasiment la seule occasion pour des Tchèques bien pâles par rapport à leur prestation face aux Etats-Unis. Il s'en fallait même de peu pour que le Ghana n'aggrave la marque : Gyan encore lui, parvenait à s'infiltrer dans la surface suite à un cafouillage dans la défense adverse aux abois, mais Cech se couchait bien (31e).
Penalty manqué
Au retour des vestiaires, rien ne changeait. Et on assistait à un florilège d'occasions manquées par les « Black stars » comme celle d'Amoah, sur une action personnelle, mais sa frappe était détournée par Cech, impérial. Le dernier rempart de Chelsea n'a pas usurpé son titre de meilleur gardien du monde la saison dernière et la chance allait même tourner de son côté. Suite à une grosse faute défensive, Ujfalusi fauchait Gyan qui allait marquer. Le défenseur était expulsé mais ce même Gyan, qui voulait se faire justice lui-même, trouvait le poteau droit alors que Cech étais pris à contre pied (64e). Le tournant du match ? Pas du tout. La fin de la rencontre se passait exclusivement sur la cage des hommes de Brückner. L'ancien portier de Rennes réalisait de véritables miracles sur deux frappes de Gyan et Essien (71e et 77e). Finalement, les Ghanéens allaient enfin se mettre à l'abri. Sur une excellente passe de Gyan, décidément l'homme de la rencontre, Muntari doublait la mise en force sous la barre. (82e ). Plus rien ne sera marqué malgré une ultime occasion tchèque dans les arrêts de jeu mais les deux tentatives étaient magnifiquement stoppées par Kingston .
Les Tchèques en position défavorable
Le Ghana, au vue de ce qu'il a montré ce soir, doit battre les Etats-Unis et se qualifier pour les huitièmes de finale. Solides dans tous les compartiments du jeu, doté d'un milieu de classe mondiale avec Essien, Appiah et Addo notamment, "Les Black Stars" pourraient être la surprise de la compétition.
Du côté de la République Thèque, cette défaite devrait laisser des traces. Surtout que la formation de Brückner perd un nouvel élément clé : Uijalusi en défense centrale. Il faudra que les coéquipiers de Jaroslav Plasil élèvent considérablement leur niveau de jeu s'ils veulent avoir une chance de battre l'Italie. On peut sans doute reprocher aux Tchèques un excès de confiance après leur somptueuse victoire contre les Etats-Unis. Le Ghana s'est chargé de leur remettre les pied sur terre.

# Posté le samedi 17 juin 2006 19:34